Être malade pour mieux s’écouter

Je suis plutôt du genre dynamique. Ultra-dynamique même. J’aime être toujours en activité, mon boulot me passionne, mon bénévolat sportif aussi, et j’apprécie qu’on dise de moi que je suis efficace et réactive. Je suis toujours pleine d’enthousiasme, c’est aussi ma nature.

Peut-être, je dois l’admettre, ai-je trop tendance en contrepartie à tirer sur mes réserves. Peut-être, aussi, que j’oublie un peu trop ce si juste précepte : “qui veut aller loin ménage sa monture”. Conclusion, quand mon corps n’en peut plus, il dit violemment “stop”. Ouch.

Parce que franchement, se retrouver au lit pendant pratiquement dix jours, cela donne largement le temps de réfléchir. Un peu moins de se reposer, entre le corps qui lutte contre le virus et les quintes de toux qui empêchent de vraiment dormir, mais cela n’en reste pas moins un break forcé. Du coup, je me remets à penser aux principes auxquels j’adhère pourtant : ceux de la thérapeute Lise Bourbeau sur “les maux du corps sont des mots”. Je réalise qu’il faut peut-être que je m’accorde un peu plus de pauses dans mon rythme intense. Je découvre aussi l’aspect chronophage de l’ordinateur, sur lequel j’ai forcément toujours quelque chose à faire, à voir, à vérifier tant que je ne l’ai pas éteint. Je réalise aussi que ne pas pouvoir dire “oui” à tout et à tout le monde me donne l’impression de ne pas être productive ou efficace. Je découvre enfin cette propension à croire qui si je ne fais pas ce qu’on me demande dans l’heure qui suit, je pourrais passer pour indolente. Bref, c’est dans ces moments où je comate sous la couette, sans force, que mon corps me fait passer des messages et que mon cerveau les transcrit trèèès clairement. De façon limpide. Et au cas où je ne comprendrai pas tout à fait le message, et que j’essaye de me remettre un peu en activité, bam, rechute. Ne riez pas, cela m’est arrivé deux fois ces dix derniers jours !

Donc, c’est bon, j’ai compris (pour cette fois-ci en tout cas) la leçon. Il faut être à l’écoute de son corps. De sa fatigue quand on en fait trop. De son biorythme qui a besoin de vraies pauses. De son cerveau qui a besoin de respirations et de plages de vide. De son corps qui a besoin d’être chouchouté sans que ça soit exceptionnel. Et, surtout, de se déculpabiliser de ne pas être Super-Woman. Bref, savoir prendre soin de soi, avant de se retrouver pris en otage par le corps qui décide abruptement que, non, là, vraiment, ça suffit… Et le pire, c’est qu’il a raison.

9 thoughts on “Être malade pour mieux s’écouter”

  1. En lisant, je me suis dit : elle a raison, il faut faire des pauses de temps en temps, écouter son corps… Et tout à la fin, bam ! Tu dis “savoir prendre soin de soi”…

    J’avais pourtant l’impression que tu savais à conjuguer travail, vie sociale et chouchoutage de soi-même avec la plus grande aisance qui soit…

    Rien que dans ce blog, tu nous parle de tes balistics que tu prends plaisir à mettre dans ton bain, de tes cheveux que tu as a fait teindre au hénné (dont la pose est longue), des livres “chick lit” que tu as lu, de la méditation… Tout ça fait partie des moments de pause, de bien être, de soin de soi, non ?

    Je pense que cet hiver, les virus sont rudes. Autours de moi, pas mal de personnes “jamais malades” ont eu plusieurs arrêts entre janvier et février, j’ai moi-même eu la grippe + un virus hivernal non identifié !…

    Peut-être as-tu un rythme soutenu, qu’en ce moment ton corps te dit “stop” car il est fatigué en raison des virus qu’il a chopé. Mais, à mon avis, tu sais déjà t’occuper de toi et prendre le temps. Ou alors ma vision de toi est complètement biaisée 😯 !!!

    En tout cas, qu’est-ce que j’aimerais avoir ne serait-ce que la moitié de ton dynamisme… 🙂

  2. Merci pour ton commentaire, Gwen, il m’a fait réfléchir. C’est vrai que l’image que je peux donner de moi à travers ce blog est peut-être un peu faussée… Je ne parle pas des soirs où je finis de bosser à 21h, ni des samedis où je travaille parce qu’il y a des urgences professionnelles et que je ne me vois pas ne pas y répondre. Je ne parle pas non plus des déplacements à droite et à gauche. Et j’applique aussi ma théorie du bonheur : en me montrant bien et épanouie, je le deviens un peu plus !
    Mais en effet, tu as raison, ce qu’il me manque réellement, c’est faire des pauses. Ou que prendre soin de moi ne doit pas se faire juste par toutes petites touches façon rustine 😕 …

  3. Prends soin de toi miss. Et oui, il est très important d’être à l’écoute de soi il en va pour le moral et la santé qui sont bien liés ensemble. 🙂

  4. Prends soin de toi…. je sais c’est facile à dire… je suis dans le même genre que toi pour beaucoup d’aspects mais il vaut mieux faire de vraies pauses qui requinquent vraiment que de toujours penser aux 10000 choses à faire ensuite… Et quelques coupures avec le net ne font pas de mal non plus 😉 (même si j’aime beaucoup te lire!)
    Gros bisous guérisseurs! 😛

  5. Les deux phrases à retenir de ce billet :
    1. Nous ne sommes pas des Wonder Women malgré toute notre bonne volonté
    2. Ça ne fait pas de nous des paresseuses ou des égoïstes lorsque la pause s’impose (oui c’est surfait, j’emprunte mais je suis fatiguée aussi) et que l’on dit non.
    J’ajoute un 3. Je suis persuadée que ça s’applique à nombre d’entre nous qui lisons ton blog et il est bon de le rappeler de temps à autre.
    Bises à toi et à bientôt 🙂

  6. J’espère que tu vas mieux 🙄
    Oui parfois sil faut savoir faire de petits breaks pour mieux repartir. Mais je confirme ce que dit Gwen, cet hiver il y a eu des virus non identifiés, j’y ai eu droit début janvier c’était pas cool du tout. Enfin bref, prends bien soin de toi alors.
    Bisous 😉

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